vendredi 14 novembre 2008
jeudi 13 novembre 2008


Aux diable les rêveurs qui...
Oh my cucu, i'm back !
Il était une fois un clochard. Le pauvre n'a pas quatre petits chatons. Ces quatre petits chatons débordent et coulent sous une barque, avant de se poser violemment sur un nuage, nouvelle maison pour nouvelle famille. Bague en croix. Posé en soleil décapant, les deux princes de lunes, ils ne dorment ensemble que dans la plaine du moi, derrière la flaque d'eau de tes larmes. Le nuage est tornade mais les quatre petits chatons ne flottent pas, ils restent étoilés au fond du port.
Le clochard rajeunit le sourire aux lèvres, des ballons plein le ventre.

Je me souviens du parking d'un supermarché, sur l'autre rive de l'Allier, sur celle qui n'était pas à moi, un rendez-vous pour un rendu d'affaire, un short aux couleurs écossaises.
1'ai revu le short quelque part ailleurs, il y avait une voiture mais ce n'était plus le même parking, tu as parcouru une distance, beaucoup de distance depuis ton permis, celui que toi, tu n'as pas eu en trois fois, et dans toute cette distance, tu peux retrouver la mienne aujourd'hui, qu'elle soit nationale ou sentimentale.
Ne jette pas ce short, je l'aime beaucoup.
lundi 3 novembre 2008
Début de correspondance avec M Christian Vanneste (wikipédia pour ceux qui ne connaissent pas)
Se lit en partant du bas.
Cet échange prouve selon moi que les mots sont des prisons avant que nous ne devenions mutins (ou que nous essayons de l'être).
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Se lit en partant du bas.
Cet échange prouve selon moi que les mots sont des prisons avant que nous ne devenions mutins (ou que nous essayons de l'être).
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Intéressant échange philosophique.
Dans votre second envoi, vous soulignez ce qui vous offense. L'idée d'une minorité n'a pour moi aucun sens. Les homosexuels ne forment pas une communauté, sinon, pour certains, de manière fantasmagorique. Il s'agit d'un comportement qui peut n'être ni permanent, ni unique. Il peut se traduire par des attitudes, des gouts très divers. Proust et Gide, ce n'est pas pareil. Aussi, je n'ai jamais dans mes interventions stigmatisé "les" homosexuels, mais seulement "le" comportement dont j'ai dit qu'il était "moralement inférieur" ce qui m'a valu une condamnation que j'espère provisoire au nom de la liberté d'expression.
"L'infériorité", dont il s'agirait, reposerait sur sa fermeture à la vie, et donc sur cette difficulté avec l'altérité qu'on appelle le narcissisme. La présence de ce comportement, qui pour moi n'a pas à être encouragé, ni protégé plus qu'un autre par la société, peut parfaitement coexister avec des qualités évidentes de créativité. Les exemples sont nombreux. Mais je ne crois pas qu'il y ait là un rapport de cause à effet, mais seulement un lien d'écho ou de retentissement.
Christian VANNESTE
Député UMP du Nord
Vice-Président du CNI
Retrouvez-moi sur mon site : www.christianvanneste.fr
Dans votre second envoi, vous soulignez ce qui vous offense. L'idée d'une minorité n'a pour moi aucun sens. Les homosexuels ne forment pas une communauté, sinon, pour certains, de manière fantasmagorique. Il s'agit d'un comportement qui peut n'être ni permanent, ni unique. Il peut se traduire par des attitudes, des gouts très divers. Proust et Gide, ce n'est pas pareil. Aussi, je n'ai jamais dans mes interventions stigmatisé "les" homosexuels, mais seulement "le" comportement dont j'ai dit qu'il était "moralement inférieur" ce qui m'a valu une condamnation que j'espère provisoire au nom de la liberté d'expression.
"L'infériorité", dont il s'agirait, reposerait sur sa fermeture à la vie, et donc sur cette difficulté avec l'altérité qu'on appelle le narcissisme. La présence de ce comportement, qui pour moi n'a pas à être encouragé, ni protégé plus qu'un autre par la société, peut parfaitement coexister avec des qualités évidentes de créativité. Les exemples sont nombreux. Mais je ne crois pas qu'il y ait là un rapport de cause à effet, mais seulement un lien d'écho ou de retentissement.
Christian VANNESTE
Député UMP du Nord
Vice-Président du CNI
Retrouvez-moi sur mon site : www.christianvanneste.fr
Monsieur Vanneste,Je suis tout à fait d'accord avec vous quand vous dites que l'être porteur de vie doit être favorisé, mais les homosexuels sont vivants, ont la puissance d'éduquer (un certain nombre sont professeurs). Vous faites une confusion entre le fait d'être porteur de vie et l'acte de reproduction. La vie n'est pas seule reproduction, elle est aussi pensée, poésie, sentiment, vivre ensemble... De plus, vous dites vouloir favoriser ces reproducteurs, mais les favoriser ne nous pousse pas à juger des autres.
Je respecte votre droit de parole, même si son fond me trouble, il va de soi que je ne vous écrit pas pour vous faire taire, bien au contraire.
Pour ce qui est de la considération qu' a Voltaire de l'inversion, l'homosexualité est détournée de son caractère essentiel de minorité pour se voir attribuer la qualité de général; le conditionnel de cette définition lui donne un caractère absurde. Votre reprise de cette définition se veut être révélatrice de l'objet même, et non de son absurde. Vous ne parlez plus en termes hypothétiques et faux comme l'assume Voltaire (par le "si"), mais dans l'emphase d'une maxime. Le propos est détourné, biaisé : vous ne parlez plus de l'homosexualité comme globalité qui serait menace, mais de l'homosexualité telle qu'elle est (minorité, même si vous cherchez à désigner le comportement en général, il est celui d'une minorité et n'en est pas considérable autrement) qui elle, serait menace. Pour le terme de vice, il n'est que valeur propre à son auteur.
Enfin, vous terminez par le fait que le sexuel serait moyen, le spirituel fin, mais que revendiquer le sexuel serait accessoire face au spirituel. Ne faut il pas avant d'arriver à sa fin, pouvoir s'appuyer sur le moyen ? Le sexuel si il est moyen, doit exister pour ensuite pouvoir s'effacer devant le spirituel. Mais priver une minorité de ses moyens, en avançant qu'au conditionnel elle est dangereuse, c'est aussi la priver de ce qui suit, de spiritualité, et c'est ainsi que l'Église du Pape n'accepte pas officiellement la foi des invertis, et en contrant leurs "moyens", il les prive d'un "essentiel".
Clément COMBES
Monsieur,
La philosophie est avant tout la pédagogie de la libération des préjugés. Je n'ai moi-même aucun préjugé à l'encontre du comportement homosexuel, à l'égard duquel je ne développe que des considérations avant tout fondées sur l'intérêt général de la société à laquelle nous participons.
En revanche, je crois que beaucoup de ceux qui se font les thuriféraires de ce comportement sont déterminés par un effet de mode pour le moins irréfléchi.
Aussi, je dois vous rappeler que la boutade, ou l'hyperbole si vous préférez, que j'ai utilisée dans le cadre d'une rhétorique classique, était une libre reprise d'un philosophe... Voltaire, dans le Dictionnaire philosophique : "ce vice, qui s'il était général, serait mortel pour l'humanité".
Cette réflexion de bon sens suppose qu'effectivement, avant d'être un esprit, l'homme soit d'abord un être vivant. En bonne logique, un comportement porteur de vie est meilleur pour l'humanité que celui qui la nie. C'est d'ailleurs aussi la pensée du Pape. Être en accord avec Voltaire et avec le Pape ne me paraît pas particulièrement suspect...
Ma référence au Pape prouve que je respecte la spiritualité qui permet à l'Homme d'exprimer ce qu'il a de plus essentiel, mais qui ne peut procéder que d'un homme vivant. Il y a des comportements qui, par souci de pureté, s'élèvent au-delà de la vie. Ils sont respectables, mais ne peuvent être généralisés. Quant à ceux qui s'opposent à la vie par narcissisme, ils ne me semblent pas admirables...
Loin de réduire l'être humain à un reproducteur sexué, je souligne qu'il est aussi cela, comme un moyen en vue d'une fin, qui est effectivement d'ordre spirituel. C'est dire que tous ceux qui accordent de l'importance aux pseudo revendications de l'orientation sexuelle me paraissent négliger l'essentiel pour l'accessoire.
Je n'ai nullement l'intention d'imposer cette pensée, mais je souhaite qu'on la respecte au nom de la liberté d'expression.
Restant à votre disposition,
Bien à vous
Christian VANNESTE
Député UMP du Nord
Vice-Président du CNI
Retrouvez-moi sur mon site : www.christianvanneste.fr
Monsieur Vanneste,
Je suis dérouté par votre propos sur l'homosexualité comme "une menace pour l'humanité".
En effet, je trouve ahurissant l'idée qu'un professeur de philosophie donne comme fondement à l'humanité la simple reproduction sexuelle, et donc par là l'amour hétérosexuel. Je ne cherche pas là à défendre l'homosexualité mais seulement à vous aider à avoir un regard un peu plus humain sur ce qu'est l'humanité.
Si l'on en suit votre considération, le fondement de l'humanité serait d'abord un pénis et un vagin, un spermatozoïde et un ovule, mais cela se nomme l'animalité, la reproduction sexuelle ou un autre terme dont le champ sémantique rejoindra ceux-ci.
Il me semble plus juste de fonder le terme d'humanité sur l'esprit, sur ce qui a fait de l'homo animal, un homme humain, un être doué d'avenir et de continuité.
Si l'homosexualité est une menace pour l'humanité, elle serait alors une menace à l'esprit ? Quel rapport entre un amour pour son propre sexe et la fin de la pensée ? Tout au contraire, il serait plus juste de remarquer que cet amour, en se détachant d'une logique de reproduction, donne à l'humain un avenir ailleurs, un avenir hors du matérialisme animal, hors d'une logique de production continue, et donc quelque chose de beaucoup plus spécifique à l'homme : ne pas se reproduire uniquement pour perdurer l'espèce, mais faire de l'humain autre chose.
Si c'est cette autre chose qui vous gêne, je vous prie de nous trouver un autre argument pour nous prouver qu'elle nous serait mauvaise, mais ne vous donnez pas à une répartie biaisée et empreinte de peur du différent.
Clément COMBES

A-t-on déja cherché Dieu au-dessus des mots ?
Tout ce que je peux lire sur l'Amour me parait tellement désoeuvré,
tellement ennéglisé ! La poésie doit être au dessus des mots, je pense qu'elle est un des seuls langages qui surpasse le mot, qu'elle soit visuelle, tactile, auditive... Or je cherche cette poésie qui parle d'Amour comme nous pouvons en parler humainement et je n'en trouve pas. Pauvre Clément.
Il y a l'attachement, sûr, il y a l'intensité, mais il n'y a pas le présent dans l'amour. Il n'y a pas l'absence, pas le manque ni la solitude.
Encore moins dans cette image qu'est le coeur rouge.
L'Amour est trop conceptuel pour être humain, je ne crois pas à l'Amour, mais je n'ai pas d'autres mots. Il est comme une tare remplie de normes que l'on se transmet de générations en générations, une vengeance sur les futurs, ils seront autant muet que nous, ils seront sous le concept.
Voila pourquoi il y a la peur de dire le "je t'aime". Il y a la peur de se dire "je me mets sous le concept", je m'agenouille devant une limite que se donne l'homme sur un(e) autre homme/femme.
Je ne veux pas me donner de limites dans mes relations, je ne veux pas donner mes relations à un mot façonné par des générations de croyants en ce qui n'existe pas en moi ni autour de moi.
Cette écriture est désespérée, puisqu'elle ne saurait s'affranchir de ses ennemis, elle ne saurait dépasser les mots, mais elle donne naissance à l'essentielle existence de l'impossible, du voulu, du besoin d'expression.
Il n'y aura pas de normes pour nous, il y aura des mots, mais nous ne serons jamais des mots l'un pour l'autre.
Je n'arrive pas à te dire que je ne t'aime pas, et pourtant tout est bien différent entre nous, tu me manques, tu me fascines, tu détiens une des clefs de mon système nerveux, tu me rend maléable, perméable à toute sorte de comportements excentrés de mon moi-social, tu me dépersonnalise, tu me mets en scène, tu m'effaces, me façonnes à tes concepts... puis nous redevons animaux.
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