
A-t-on déja cherché Dieu au-dessus des mots ?
Tout ce que je peux lire sur l'Amour me parait tellement désoeuvré,
tellement ennéglisé ! La poésie doit être au dessus des mots, je pense qu'elle est un des seuls langages qui surpasse le mot, qu'elle soit visuelle, tactile, auditive... Or je cherche cette poésie qui parle d'Amour comme nous pouvons en parler humainement et je n'en trouve pas. Pauvre Clément.
Il y a l'attachement, sûr, il y a l'intensité, mais il n'y a pas le présent dans l'amour. Il n'y a pas l'absence, pas le manque ni la solitude.
Encore moins dans cette image qu'est le coeur rouge.
L'Amour est trop conceptuel pour être humain, je ne crois pas à l'Amour, mais je n'ai pas d'autres mots. Il est comme une tare remplie de normes que l'on se transmet de générations en générations, une vengeance sur les futurs, ils seront autant muet que nous, ils seront sous le concept.
Voila pourquoi il y a la peur de dire le "je t'aime". Il y a la peur de se dire "je me mets sous le concept", je m'agenouille devant une limite que se donne l'homme sur un(e) autre homme/femme.
Je ne veux pas me donner de limites dans mes relations, je ne veux pas donner mes relations à un mot façonné par des générations de croyants en ce qui n'existe pas en moi ni autour de moi.
Cette écriture est désespérée, puisqu'elle ne saurait s'affranchir de ses ennemis, elle ne saurait dépasser les mots, mais elle donne naissance à l'essentielle existence de l'impossible, du voulu, du besoin d'expression.
Il n'y aura pas de normes pour nous, il y aura des mots, mais nous ne serons jamais des mots l'un pour l'autre.
Je n'arrive pas à te dire que je ne t'aime pas, et pourtant tout est bien différent entre nous, tu me manques, tu me fascines, tu détiens une des clefs de mon système nerveux, tu me rend maléable, perméable à toute sorte de comportements excentrés de mon moi-social, tu me dépersonnalise, tu me mets en scène, tu m'effaces, me façonnes à tes concepts... puis nous redevons animaux.

4 commentaires:
la forme usité est tellement belle que l'on en vient à adhérer au propos... s'appel le talent... très beau (et pourtant...)
Excellent. Ça fait longtemps que j'avais pas lu qqch sans décrocher mon regard...
La photo est très belle aussi.
J'aimerais être dans le même état que toi pour pouvoir réussir à dire ce genre de choses, mais différemment... Je jalouse, je jalouse.
Tu me manques mon Clem. J'ai une grande envie d'un café/clope route de lyon au panneau conforama.
Je sais pas pourquoi je te raconte ça mais samedi, j'ai vu un couple à la gare de Clermont, il venait la chercher, il avait beau pleuvoir des cordes dehors, ils se sont arrêté devant la voiture pour s'embrasser. Je jalouse encore, mais la scène était digne d'un film cul-cul...
Je n'change pas. :)
Hâte d'être à noël pour te voir :)
J't'embrasse.
j'viens de retomber sur ton blog, ça faisait longtemps, et malgré l'éventuel manque de temps, malgré la vie en Irlande ( enfin je crois ?), j'espère que tu l'alimentera toujours de beaux textes !
Bon moi j'ai pas possibilité d'un café/clope route de Lyon au panneau Conforama, mais le coeur y est.
Tchao
Yvon( le noir)
Quelle belle déclaration! Je ne trouve pas les mots pour dire quelque chose. Il vaut mieux, alors que je me taise. Félicitations!
Tanguy
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