jeudi 1 mai 2008


Petits ciels de Clermont


5 commentaires:

F..... a dit…

Sur le sourire de tes lèvres,

Ecoute sur un air de tango,
En regardant par la fenêtre,
Conspuer la vie de bas et haut,
Où tu ne saura qui te guète.

Distinguant le vrai du faux,
Quand tu tends la main au vide,
En t’évanouissant retombe sur l’air,
Plus léger encore que de confiance,
D’amour tu vis, tu crèves, et puis, somme toute, tu ressuscitera, encore, encore, encore.

FabieN comment ça encore? a dit…

Provocation – ou – ma première censure assurée (enfin !!!),

Ce soir, dans le lointain, l’envi anticipe le sentiment,
En clair-obscur, j’ai distingué tes regards, tes gestes, les courbes de ta chute,
Qui ne m’ont pas quitté à l’heure de trébucher dans mes songes.

Dans la douceur du rêve, plus hautain, promènes-moi,
Et sur ta bouche cerise et mutine, vient savourer mes souveraines prolixités,
Qui de distance s’amenuise que d’emporter dans tes mains mes soupirs sous tes caresses.

Dans la candeur suave de nos âmes vaporeuses aux couleurs saturées de tes dessins,
Qu’une pensée excédée de moi à toi, m’acrostiche substantiellement les sens,
D’y coucher sans façon mes caprices aux creux de tes sommeils.

Virtus sur la censure mais pour combien de temps a dit…

D’une bouche humectée par sa tiédeur côtoyant l’entremise de ses vallons,
De m’y laisser guider dans l’inconnu de ses champs de batailles,
Sous l’éphémère chaleur de son effluve j’appose là mon buste,
Pour ressentir son cœur s’essouffler à mes propres soupirs.

Contre sa main qui chasse l’air sur ma peau craintive,
D’y réchauffer la candeur de mes desseins sous l’effet de son legs,
Puis me laissant introduire âprement son monde scintillant,
Que j’y trouve là mes repères et le chemin de son Credo.

L’aurore rafraîchie recouvre nos corps sous un soleil évanoui,
Ultimement syncopée je savoure sa peau attendrie,
Regardant comme le jour dépouillé se lève sur nos mains tressées,
Imprégné sur les draps de ses odeurs et de nos éraillures délectées.

les barrières d'hier demeurent-elles? a dit…

Redescend le vallon en me tenant la main, le soleil attendri a fait jaunir ses rayons. Sur la berge du ruisseau, j’ai senti ta main s’agripper à mon bras, et de me retenir là, à l’instant de rentrer, nous n’en resterons pas là. Que de figer ma vie devant la tienne, nos regards éteints n’ont plus triché une seule séquence. Mes mains dans tes cheveux ont filé vers tes épaules et d’elles encore plus bas pour y chercher les trésors de l’envie. M’approchant respirer ta nuque et ta bouche, quand tes mains m’attendrissent plus encore le cœur, d’y passer de la joue aux sommets de mon torse, que d’y chercher les traces de l’oublie. Que désirable sous un ombrage semé de loupes de lumières, d’y éclairer partiellement ton corps pour mieux me cacher tes fuites. Dépouillé peu à peu de ta civilité, pour ne paraître devant moi que dans la candeur de la création, divinement agenouillé pour y cueillir l’âpreté goûteuse de ce qui donne vie. Tes jambes parcourues, essoufflent encore ma course, quand à l’instant de t’y faire plier vers moi l’ensemble de ton port, d’y goûter l’une après l’autre les parcelles de tes bosquets. Arrivant à ta bouche entremêlant tes cheveux à mes pensées en y cachant t’es yeux pour mieux m’y scruter. Ecoute, écoute encore mon âme s’exhaler de douceur sur ton versant qui brouille autant les pistes d’un enfer chaud que d’une douche glacée d’y découvrir la terre promise, enfin révélée. D’y prendre ton propre plaisir dans mes yeux, de les ouvrir et de les clore encore plus vite que notre cavalcade. Enthousiasmé de tes sourires, de m’y sentir flotter, dévalé par mes envies qui s’y bousculent plus rapidement que l’eau du ruisseau qui dévale à nos côtés. Nos parfums évaporés ont pris l’odeur du souffre mélangés à la tiédeur du soir, qui de nous réunir à l’essence du monde, te rend les couleurs de la vie, pantelant de contentement tu t’allonges à mes côté caressé par la brise qui recouvre nos souffles.

Fabien [qu'il est bien tard... a dit…

Mes mots à relire,
Mes mains pour t’endurer,
Mes soupirs à retenir,
Mes parfums pour t’envouter,
Mes bras pour te blottir,
Mes lèvres pour te visiter,
Et mes envies pour te rassasier,
Sur ma peau à embaumer de tes effluves,
Je te les offre…