vendredi 9 mai 2008
Et voilà ce que l'autre sera.
Oui, enfin ce n’est qu’un bambou. Ce n’est pas comme s’ils nous prenaient notre mère.
Notre mère ?
Non. Oui. Enfin je veux dire, ta mère ou ma mère.
Oui, mais je ne vois pas en quoi ma mère est comparable à son bambou.
Justement.
Ah bon.
Oui. Enfin un BAM-BOU. C’est nul merde ! BAM-BOU… Y’en a autant que tu veux des BAM-BOUS.
Bin oui ! Autant que tu veux.
Des mères aussi.
On a une mère ! Tu vas pas comparer ta mère à un bambou !
À son Bambou. Peut-être que son Bambou comptait plus que sa mère.
Oui, bin même si c’était le cas, ça change pas qu’un bambou c’est un bambou, une mère une mère.
Pour toi.
Pour tout le monde ! J’me casse, tu m’soules, t’es stérile de toute façon.
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J'ai laissé mon odeur sur tes lèvres pour qu'a chaque fois que tu l'embrasse tu penses a moi.
Mais c’est toi que j’aime.
Et tu pars ?
Je dois partir.
Tu choisis de partir.
Il choisit pour moi. Il croit pour moi. Je sais que si je ne lui obéis pas, c’est moi qu’ils enfermeront, c’est moi qui vais souffrir, et lui il ne lui diront rien, c’est un bourreau altruiste. Il le fait pour moi.
Et moi ?
Toi je t’aime, c’est différent. Je sais qu’on aurait pu vivre un amour magnifique.
Et si je te tends les bras.
Tu ne les regardes pas.
C’est lui, ce n’est pas moi. C’est lui qui me dit de ne pas les regarder. Je ne choisis pas. Arrête avec tes idées de liberté. On sent que tu es riche. On sent que tu es riche quand tu penses la liberté. Tu devrais le cacher. On cache la richesse devant un pauvre. Tu ne voudrais pas que je te mendie.
Juste que tu vives cet amour dont tu me parles.
Je le vis.
Pas avec moi.
Lui il le sait. Il sait que c’est toi que j’aime.
Et moi ?
Toi tu dois me croire. C’est tout ce que tu as à faire. Me croire. Si tu ne m’aimes pas, je ne te demande pas de sacrifice, je ne te demandes pas de m’attendre, d’attendre de voir ce que tu veux voir. Si tu m’aime, tu dois te restreindre à ce qu’il me permet.
C’est toi que je veux. Ce n’est pas lui. C’est à toi seul que je parle. Je veux que nous soyons deux. Enfin deux.
C’est impossible.
C’est toi où c’est lui qui me regarde ? Ce sont tes yeux auxquels il parle ou ses yeux derrière lesquels tu attends ? C’est important pour moi.
Réponds moi.
Ne fuis pas cette fois-ci.
C'est important pour moi.
Pour moi non.
Tu dois juste me croire.
Tu dois juste attendre.
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6 commentaires:
Avant de quitter,
Athée que tu es, homme de ce siècle, athée et insipide. Dans l’angoisse d’une chair fuyante, tu y cherches un dieu qui ne te demande aucun effort, un dieu de papier, d’or ou de bois. Un dieu qui te touche assez pour te rassurer mais à qui tu ne dois rien, à qui tu ne portes aucune réflexion. Une prière de temps en temps par superstition pour lui faire croire quand même que tu es bien là.
Attendre et croire, mais quoi ? Du vide, tu attends du vide, pourtant les dieux antiques te font plus rêver… Mais ce n’est pas l’amour que tu veux, homme de ce siècle, c’est que l’on te remplisse de peur d’être vide, et toi tu te remplis de vide encore et encore insatisfait. D’y chercher de quoi jouir sans souffrir, d’y trouver le corps et l’esprit mais sans l’âme. Pourquoi ne prends tu pas le chemin difficile de la compassion qui mène à Dieu et à l’Amour. Attendre ne laisse pas mûrir la foi, l'amour se demande, il s’offre. Prend le moi! L’amour ne ressort pas du contrat, au risque de le salir, de le souiller, de le rendre fade, de le rendre faux, de le rendre théâtre quand il est vérité. L’amour, lui demander de croire et d’attendre, c’est provoquer sa mort. Tu l’as cherché là où il n’était pas et tu me demandes pourquoi tu ne m’aimes pas ? Athée que tu es homme de ce siècle, de tuer Dieu qui s’offre à toi. Athée que tu es de ne croire pas, tu m’obliges à faire choir ma propre foi.
Regarde, regarde moi, pas cette chair impure, mais moi, regarde comme en l’amour de dieu, il te prend en lui et lui en toi. Sur cet exemple, partage l’amour, l’amour profane, homme de ce siècle… depuis lui tu ne crois pas, trouve moi je t’en prie, cherche moi dans ton cœur et trouve moi… je te jure que j’y suis, je te jure ! Cette flamme n’est pas mienne, elle est à toi.
Tu joues le mauvais rôle, je n'y suis pour rien, ce n'est pas moi qui regarde. J'écris. Tu me copies mais là, tu échoues. Et c'est nous qui regardons.
En te quittant,
Bien, alors je ne regarde plus, et je n'écris plus. Bonsoir.
Au contraire, continue d'écrire.
Amour tendre et maniable, que nous est il arrivés pour que l'on se hais à ce point. Si il n'y a pas que de moi, il y a offre de toi. Comment te dire qu'il faut que l'on arrive à la fin. Tu t'en vas, je ne te hais point.Et tu m'envoies parmi toutes ces choses horribles que je t'ai dites, des anges. Car tu seras toujours un ange, aussi loin dans le ciel. Je t'ai aimé dès le moment ou j'ai su qu'ensemble nous arriverions à avancer plus loin que d'autres. Et je t'ai détesté le jour ou j'ai compris qu'il y avait tant d'autres. Offre moi le ciel et le paradis, je n'aurais qu'à pourrir en enfer.
Ne crois pas que je suis lâche, je suis moi, et à défaut d'être un nous, il y aura les ex. A défaut des mots au téléphone, il y aura les écris, les écris restent, moi pas. Si je devais décrire aujourd'hui notre couple, je dirais, passion. Si tu m'as offert bien plus que d'autres auraient pu le faire, aujourd'hui je sais qu'il n'y aura pas d'autre toi. Tu m'as offert, j'ai su prendre, et maintenant je t'avoue que je dois tout te redonner, à défaut de croire qu'il n'y a que toi, il a ceux qui m'attire. Toi tu étais tout, les mots, et l'attirance.
Je t'offre ma plus belle délivrance. Je t'offre la paix dont on rêve tant. Je t'offre mon dernier sentiment d'amour, et c'est ainsi que je te crache à la gueule.
Je ne comprend pas ce geste, mais il est nécessaire.
Adieu Clément, le temps des retrouvailles est fini, aujourd'hui je referme les portes de notre paradis.
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