jeudi 17 avril 2008


SUITE

Le PD serait il alors celui qui lit les mots ? Celui qui active la douche ? Et puis pourquoi PD ? Et pourquoi pas un bain ? Pourquoi une eau vive et non pas une eau stagnante ? Les mots nous donnent un indice en choisissant la rivière au lac। La rivière est plus froide que le lac. Le PD a donc froid, il ne prend pas une douche chaude, nous sommes en train de le voir s’enrober d’une pluie froide, c’est de la grèle qui sort du pommoir de douche, ce n’est pas une baignoire, c’est une douche, et c’est celle du sal PD.
Est ce que c’est le PD qui prend la douche, ou la douche qui prend le PD ? Renaud. Je veux dire, qui est actif dans l’histoire, qui est l’étang, qui est la rivière ? Pas Renaud, parce que la mer est a la fois plate et vive. Les lettres ne nous en permettent pas tant, elles n’ont pas le pouvoir marin, elles ne sont que vives. Le problème de l’actif et du passif ne se résout pas aussi facilement que par le fait que la douche soit une eau vive. Le PD n’est pas une eau plate, c’est un sal PD.
Qui sont ces mots qui choisissent toutes ces options ? Sont-ils les miens ? Sont-ils les votres ? Peut-être sont ils ceux de l’eau qui tombe sur le sal PD, peut-être sont ils ceux du PD, ou encore ceux de celui qui regarde le sal PD prendre sa douche। Qui voit un sal PD prendre sa douche ? Qui voit un sal PD ? Pour comprendre ces mots fuyants, il faut sûrement trouver ce qu’est la propreté Là encore, qui doit-on interroger ? Interrogeons nous sur qui interroger, ou interrogeons nous nous-même sur ce qu’est la propreté. Interrogation. La propreté n’est que l’éphémère instant où nos sens ont l’impression d’être unis dans le rien, dans le dissout de la javel, quand bactéries, crottes de nez, mauvaises odeurs ont disparu de notre bulle. Quelle bulle ? Celle qui croit que l’éphémère impossible est nôtre. La propreté, c’est donc nous, dans nos ambitions démesurées, dans nos prétentions prétentieuses, c’est notre auto-surestimation. Interrogeons maintenant les mots : propreté : ça contient pro : le préfixe de la préférence, et preté ; on a donc : caractère de celui qui est pour le preté. Le sal, c’est celui qui est contre le preté. Notre PD est contre le preté. Et la douche, qu’est ce qu’elle en a à faire qu’il soit contre le preté ?
Nous avons fait un saut, un mauvais saut, les mots nous ont encore trompés…les salauds.Notre PD n’est peut-être pas fondamentalement contre le preté, peut être que ce sont encore les mots, ou quelqu’un derrière tous ces mots qui sont contre l’idée qu’il soit pour la preté, mais personne ne nous dit qu’il revendique sa saleté. Nous sommes dans une impasse, faisons demi-tour et revenons au carrefour précédent. Notre visite chez le preté se refera peut être dans un autre monument des mots, rien ne presse, il faut chercher, nous verrons bien.
En quoi la lecture, l’écriture, la construction de ce que nous sommes en train de faire à l’instant peut- il être une douche ? Nous savons que nous sommes ici dans une eau vive. Quelle grêle sort du pommeau ? Comment et pourquoi de la grêle tomberait sur un sal PD ? C’est une grêle fine, une grêle qui sait passer par les petits trous d’un pommeau de douche, une grêle de bille comme on les collectait , petits, dans les cartouche d’encre, peut être même une grêle de plus petites billes. Il est pour l’instant impossible de savoir comment ces petites billes de grêle peuvent tomber, mais nous verrons bien, plus tard, si les mots nous l’avouent. Sur le pourquoi, par contre, nous avons des pistes, ce sont certes des pistes incertaines, mais pistes tout de même ! PD est un sigle qui cache le mot pédéraste, et si Wikipédia m’a bien renseigné, ils étaient autrefois des éducateurs de la jeune élite, et ils couchaient avec elle, un peu partout dans le monde : Japon, Grêce, Chine, dans le monde celtique, chez certains moines. Aujourd’hui ce sont des fantômes mauvaisement assimilés aux pédophiles, les adultes qui couchent avec les enfants. Ce sont aussi des tags hyperprésents partout dans nos écoles, lycées, facs, villes…ils désignent le plus souvent les homosexuels, les invertis de Freud, les déviant sexuels, les sodomites de l’Eglise, ceux qui portent la poisse, ceux qui sont ridicules, ceux qui sont handicapés du salut biologique, ceux sur qui la honte s’abat avec l’image sexuelle qu’ils portent dans leurs hormones. Pourquoi la douche s’abattrait-elle alors sur l’un d’eux ? Pourquoi de petites billes de glaces dans les mots que nous touchons, pourquoi sont ils la douche d’un sal PD ?

3 commentaires:

Chak' a dit…

J'adore.
Ce texte me fait penser à un certain court métrage. Quand tes mots ce dévoilent, tu crées ton charme, et tu sais ce que l'on dit du charme ...

Hlecha comme dirait ma mère, on bien traduit dans cette langue, la charmeuse.

"Comme il est loin le ciel sans cendre, il serait temps de s'entendre"

Et oui promis, je te raconterai.

tanguy a dit…

Pourquoi un texte aussi tortueux?? pourquoi tant de questions autours des mots?? Tout le monde sait que les mots ont un sens particulier mais que l'on ne les perçoit pas tous de la même façon.
A moins évidemment que je manque de culture littéraire et d'un savoir-faire en rédaction???

Fab* a dit…

L'art contemporain aime souvent à se mordre la queue. Certains d'y placer là une adoration mièvre, peut-être fausse; aux joies des perfections surhumaine (mais non pas inhumaine), d'y trouver la source factice assermentée de réalités historiques, des enfants flattés. Le non-sens, et la joie d'y perdre son lecteur, est aujourd'hui le ton pour faire revivre les esprits. Pourtant on nous appris à lire et relire dans le sens. Charmeuse, où es-tu? Mais d'un amusement nous sommes satisfait, d'y voir des images, et des faits, d'y toucher le carractère et l'humeur, non d'une réflexion mais d'un auteur. Où est l'intéret réel? Suréaliste ou mesquin. A complaire sa pensée on ne l'étoffe plus, mais à la confrontée on grandira surement, je ne dirais donc pas "j'adore", mais j'attend la suite.