mardi 29 avril 2008

THE END (has no eeeeeend !)







Arrêtons nous là. Vous savez comme moi que « sal PD » n’est que l’expression actuelle qui a remplacé « négro », la douche est alors un stupide jeu de mot qui essaye de nous égarer dans des considérations sibyllines, mais un doute subsiste : Ou la douche est elle ? Est elle sur le PD, sous lui, devant lui, derrière lui ou alors dans lui ? En tout cas, elle est devant nous, et c’est nous qu’elle essaye de mouiller. Ou sont ses robinets ? Sur ses tuyaux, et ses tuyaux ce sont vos sèmes qui se lient petit à petit devant ces graphes à vocation dépoussiérante. La douche nous est intérieure, la douche vous est intérieure, les petites billes de glaces tombent en nous, tombent en vous, et nous avons ouvert les vannes, vous avez ouvert les vannes, tu as ouvert les vannes. Et si maintenant, vous êtes encore persuadés que c’est moi qui m’adresse à vous, que vous vous reconnaissez incrédules, et que vous êtes les seuls en eau trouble, les seuls en douche du sal PD trouble, alors écouter d’où provient la voix de votre lecture, et vous remarquerez que je n’ai fait que créer un téléphone dans lequel vous parlez, et vous écoutez, un téléphone pour aller de votre bouche à votre oreille. Je ne suis que le designer du média de vos monologue, et le média m’échappe beaucoup plus qu’il ne le fait pour vous, puisque c’est vous qui écoutez le téléphone, et c’est vous qui parlez au téléphone. Une brèche s’ouvre. Si la douche est ce texte, c’est d’un pommeau haut-parleur qu’elle survient. Les petites billes nous pénètrent dans l’oreille. Vous voilà bien satisfait de découvrir que ces écrits n’ont aucun intérêt puisqu’ils sont stériles.
Il est bien sûr stérile de transformer nos propres mots en petites billes de grêle pour se les refourguer dans l’oreille, puisque nous nous connaissons chacun, puisque nous n’avons nul besoin de nous connaître ou de nous reconnaître, et qu’en nous décidant de lire ce texte, c’est l’autre que l’on est allé chercher, puisque l’on est altruiste nous, on achète des livres pour faire plaisir à nos voisins, aux autres 6 milliards de connards qui bouffent la planète en même temps que nous, et aussi pour tout les autres connards qui ont bouffé ou qui boufferont la terre. Il n’y a donc aucun intérêt à l’emploi de ce texte, et je note bien ceci en gros en gras : CECI ; je le note pour tous les critiques que vous allez vouloir être, vous ne jugerez rien, vous ne jugerez que vous.
Je continue de m’entreprendre à travailler ma stérilité, puisque je ne peux ici que parler pour moi, à moins que vous conceviez que votre bouche ait des secrets pour votre oreille. Je le conçois. Votre douche est un voyage, la douche du sal PD est un Christophe Colomb qui découvre l’Amérique, les mots qui semblent vous échapper sont les terribles sioux, mais vous comptez bien vous armer, après tout c’est vous qui avez décidé de lire, c’est vous qui êtes l’explorateur, c’est vous qui êtes l’acteur, c’est vous l’empereur qui partez découvrir les quelques signes de fumée au loin, fusil à la main, raison dans la tête, peur annihilée par vos armes du quotidien, par vos armes de la relativité, par « le sens de vos vies » que ces quelques sioux ne dérangeront pas : un coup : PAN ! et ça repart, moi je vie toujours, moi je, moi je, moi je. Ou peut être lui. Avez-vous seulement essayé de comprendre ce qu’était le hululement du sioux, le houhouhou qu’imitent les gamins, avez vous compris votre descendance, y’a t il eu un retour dans l’éducation ?
Non, bien sur, si vous lisez ceci c’est que vous n’avez pas d’enfant, vous avez un téléphone dont je suis le designer, mais ceci n’est ni mon enfant ni le votre. Ecoutez les, ils sont la douche eux aussi, ils sont la douche du sal PD, mais eux ils n’ont pas besoin du téléphone, ils ont juste besoin de vos yeux-oreilles-mains-bouche-peau-odeur-et j’en passe. Passons le « quoi », vous trouverez bien ailleurs ce que le haut-parleur émettra, vous ne l’écouterez peut être pas, mais vous l’entendrez .
Sur le pourquoi, par contre, nous avons des pistes, ce sont certes des pistes incertaines, mais pistes tout de même ! PD est un sigle qui cache le mot pédéraste, et si Wikipédia m’a bien renseigné, ils étaient autrefois des éducateurs de la jeune élite, et ils couchaient avec elle, un peu partout dans le monde : Japon, Grêce, Chine, dans le monde celtique, chez certains moines. Aujourd’hui ce sont des fantômes mauvaisement assimilés aux pédophiles, les adultes qui couchent avec les enfants. Ce sont aussi des tags hyperprésents partout dans nos écoles lycées fac, villes…ils désignent le plus souvent les homosexuels, les invertis de Freud, les déviants sexuels, les sodomites de l’Eglise, les khmers roses des ultras, ceux qui portent la poisse, ceux qui sont ridicules, ceux qui sont handicapés du salut biologique, ceux sur qui la honte s’abat avec l’image sexuelle qu’ils portent dans leurs hormones. Pourquoi la douche s’abattrait-elle alors sur l’un d’eux ? Pourquoi de petites billes de glaces dans les mots que nous touchons, pourquoi sont ils la douche d’un sal PD ?
Les voies de l’officiel sont douloureuses, parce qu’elles sont le chemin de l’amalgame, le chemin du mot qui se colle a la chose, le chemin ou le sens est donné au signifié et non plus au signifiant, c’est alors que la connotation doit être arrachée, selon une vérité inébranlable : l’autre est à jamais insondable. Et cet autre, c’est le sal PD, ce ne sont pas les mots, mais c’est aussi moi pour vous et vous pour moi. Nous avons chacun notre rapport secret à la preté, chacun notre douche cachée… Je ne répondrais pas alors au pourquoi. Respectez l’insondable de l’autre, écoutez son hulululement, le plic plic de la grêle sur la peau propre du sal PD, écoutez, mais ne parlez pas pour lui, ne statuez pas de son cri, ce n’est peut être pas la fraîcheur de la grêle qui le pousse à crier, peut être qu’il chante faux, peut être qu’il aime chanter faux et qu’il en produit un cri, peut être que son cri est un exorcisme de sa saleté, peut être, peut être, peut être.
Reste une question : si le PD n’est pas de douche, si ce n’est pas un téléphone, qui lavera le PD, qui écoutera le haut parleur, et par là qui connaîtra la saleté du PD ? Qui ira changer la couche du SDF, qui saura combien de litres il doit ingurgiter pour croire qu’il peut se doucher tout seul ? Qui va de ce pas, de ces mots de sa bouche, éteindre la boite noire au milieu du salon, la boite qui parle et qui montre, la douche TF1, la douche commerciale, la douche pleine de slogans, la douche perpétuellement sourde, et qui va aller chercher la douche chez son voisin qui met sa musique trop fort ? Chez son voisin qui a baisé sa femme ? Chez son voisin qui n’habite dans sa rue, dans la douche noire du pont ?
La Communication, c’est la douche du sal PD, c’est la communication avec soi-même, c’est la négation de l’autre, « les romantiques, c’étaient de beaux cons caliméroiens, nous on est mieux, on est romantiques mais on se plaint pas, on s’aime ».
L’amour, ce n’est peut-être pas la chaleur d’un feu, ce n’est peut être pas le goût du sexe, c’est peut être l’audition du cri du sal PD à la peau propre sous sa douche de billes de grêle, mais qui connaît cette fraîcheur ? Qui le sait, qui l’écoute ? L’amour, ce n’est peut-être pas une personne avec une maison, un enfant, un chien, une plante verte, un petit plat fait maison, quelques bougies et une chanson qui dit « i love you », ce n’est peut être pas ça. Allez donc écoutez vos sioux dans le jardin, et les écouter dans le jardin du voisin.
Pour ne pas s’étendre, la propriété privée n’est qu’une consolation de ce cri que vous n’êtes pas allés chercher sous la grêle. Posséder son mari et sa piscine, c’est une noyade, mais tragique ! Qui viendra laver le sal filtre nauséabond de votre piscine ? L’ Eglise et son dieu tout puissant pardi, secondée de vos stars préférées. Bonheur !

3 commentaires:

inutile a dit…

Inutile, oui inutile, tout me parait inutile,
j'ai plus envi, j'ai pas envi, je n'aime pas vivre que pour moi-même, je n'aime pas ces miroirs.
Le sacré de l'amour, le sacré des choses, tu m'en enlèves le goût, je ne crois plus, pourquoi? Depuis peu je me suis vu chair, j'ai compris que j'étais un morceau de viande et je me demande si l'âme pourrait vraiment venir sanctifier tout ça... J'ai faim, je mange, je suis fatigué, je dors, je t'aime et quoi? L'abstraction de l'idée, devant tous qui croient à nos sens plus qu'à notre être, j'ai plus envi, j'ai pas envi de ça. je ne mange plus, je ne dors plus, je t'aime et quoi? j'ai cru à la vérité du divin, excluant le hazard, donnant un sens à tout et quoi? Je ne prie plus mon Dieu, je ne regarde pas le miroir, je ne cherche plus la pureté des choses, elle n'existe pas. Prends là cette douche, lave toi, dans les temps de pénitence on disait lave moi je serait plus blanc que neige... et si l'amour rendait sal? Je suis emprisonné dans ma vie, loin de la tienne, je me vois morceau puant. Si tu m'enlèves le sacré je n'existe plus, ton chemin m'a menné au gouffre du vide. Je me trompe de route, j'ai trop d'absolu dans la tête. On m'avait dit de ne voir que la grandeur des choses... Mais où sont-elles? Comme on doit-être heureux quand on n'as jamais cru, quand on voit que l'éphémère des choses, j'envie presque l'athée. Sans amour, sans conscience et sans foi, vous avez l'air heureux... Et moi avec mon Dieu, j'attends encore à côté de l'autel celui qui viendra l'âme nue, non déguisée, belle, élégante, sans chair puante en bannière. J'attends, celui qui, dépouillé de nos réalité basses,sait que le corps n'est que l'outil et non la finitude et qui sait ouvrir la barrière de Choeur.

Clemouz a dit…

très beau. Fais le.

C'est la vie a dit…

Je t'emmerde Nikon ;)