jeudi 22 novembre 2007

Pensée de ça à moi.

Je t'ai enfanté par une autre que je gardais, je t'ai gardé toi aussi, n'y vois pas de prophétie. Ce que tu appelle vie n'est pour moi qu'un infime choix que je n'ai pas encore regretté. Il n'y a jamais eu de destiné, je t'ai laissé errer, au fond, tu n'es qu'une bactérie dans mon garde manger .
Tu peux toujours rechercher à égaler ma grandeur, mais je te l'ai dit, tu n'es rien. Ta seule singularité face à moi, c'est ta finitude. Profites-en, meurs bien, c'est tout ce que je te laisse.
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Suite de mes photos prises à la mise en scène d'AHORA I SIEMPRE.














dimanche 11 novembre 2007

1ere partie
de mes photos
de la mise en scène de Rachel DUFOUR du spectacle
AHORA I SIEMPRE
(représentation en mai à Riom)












--sur l'exemple de Poupo--
J'avais l'habitude de passer mes nuits sur ma fenêtre, tiersen et cigarette, sur un bacon de 20 cm de long, à attendre le jour, à observer la nuit, à essayer de saisir ce monde sans les hommes, à essayer de m'oublier moi même, à essayer de vivre autrement, c'était la bohême d'un enfant riche.
Il y avait le vide 10 m plus bas, je l'ai souvent regardé, je n'ai jamais voulu lui donner de satisfaction. Que m'offrait t il ce monde à part de la solitude et de l'éblouissement ? à part de la perdition? je n'allais pas faire le premier pas et lui donner une fin, ma fin. J'étais persuadé qu'il ne me rendrait jamais la pareille, alors je regardais les toits, l'arbre, les lampadaires, je guettais des signes,et je n'ai jamais rien trouvé d'autre qu'un sentiment : celui d'être bientôt mort, et bien vivant, pressé en quelque sorte, et surtout toujours dépassé.

samedi 10 novembre 2007

On dit pas Fils à mime mais Fils de mime ! Hihihihi

vendredi 2 novembre 2007

Maybe i am. Maybe i am not. And what's the matter fucking boy ?
En Français ca donne : con ou pas, mon sexe n'a pas d'oeil.
C'est peu glorieux mais bien adapté
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Photos de la belle Bipeuz par la talentueuse Bipeuz
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Le texte suivant lui est offert.
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Prière du condamné (ou poète maudit pour Hédi)

D'allers en venues, je resterait l'ébloui de la vie né le 03/08/1988, l'aveuglé du voyage. Cette traversée qui est mienne gardera ainsi une éternelle mystériosité et une éphémère ambition, soutenues par les quelques neurones qui me rapellerons comment respirer avant mon dernier souffle.

Il y aura eu le premier cri, les premières tendresses, les grands déchirements, les grands espoirs, la relativité, les larmes les plus lourdes, le ballotement, les grands départs, toujours la solitude, toujours l'emphase, dans le ridicule et le précieux. Il ya aura eu des combats, des défilements, de la poussière, pour quoi ? Mon dernier souffle.

Qui ne l'attend pas, cet air chaud, notre reflux de ce que nous avons inspiré, l'ultime reflux, l'expiration moribonde, le dernier mot, le mot qui dit qu'il s'en est trop passé, que nous ne pouvons plus rythmer nos poumons, que nous ne supportons plus d'inspirer sans pouvoir saisir cet air, d'être sans cesse obligé de perdre ce que nous avons consommé, de se détacher enfin de tout, des mots, des âmes, des dieux, et du souffle.

Pour une journée paisible, pour un consumé ultime, pour une oeuphorie de notre désir de l'autre, pour la totale acceptation de l'Etranger, pour se perdre soi en trouvant l'autre, pour ne plus être, je retiendrais ce souffle. Voici la monnaie de mon souffle !

Il m'apparait alors que c'est passif de l'âme que l'on meurt, (ou que l'on vit vers la mort) malgré tous nos beaux discours sur le combat du malade sur son lit de mort, il est dominé. L'acceptation de ma vie se fera donc dans un sourire d'innocence, dans la conscience de la mort comme parent, de ma vie comme enfance.