vendredi 2 novembre 2007

Maybe i am. Maybe i am not. And what's the matter fucking boy ?
En Français ca donne : con ou pas, mon sexe n'a pas d'oeil.
C'est peu glorieux mais bien adapté
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Photos de la belle Bipeuz par la talentueuse Bipeuz
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Le texte suivant lui est offert.
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Prière du condamné (ou poète maudit pour Hédi)

D'allers en venues, je resterait l'ébloui de la vie né le 03/08/1988, l'aveuglé du voyage. Cette traversée qui est mienne gardera ainsi une éternelle mystériosité et une éphémère ambition, soutenues par les quelques neurones qui me rapellerons comment respirer avant mon dernier souffle.

Il y aura eu le premier cri, les premières tendresses, les grands déchirements, les grands espoirs, la relativité, les larmes les plus lourdes, le ballotement, les grands départs, toujours la solitude, toujours l'emphase, dans le ridicule et le précieux. Il ya aura eu des combats, des défilements, de la poussière, pour quoi ? Mon dernier souffle.

Qui ne l'attend pas, cet air chaud, notre reflux de ce que nous avons inspiré, l'ultime reflux, l'expiration moribonde, le dernier mot, le mot qui dit qu'il s'en est trop passé, que nous ne pouvons plus rythmer nos poumons, que nous ne supportons plus d'inspirer sans pouvoir saisir cet air, d'être sans cesse obligé de perdre ce que nous avons consommé, de se détacher enfin de tout, des mots, des âmes, des dieux, et du souffle.

Pour une journée paisible, pour un consumé ultime, pour une oeuphorie de notre désir de l'autre, pour la totale acceptation de l'Etranger, pour se perdre soi en trouvant l'autre, pour ne plus être, je retiendrais ce souffle. Voici la monnaie de mon souffle !

Il m'apparait alors que c'est passif de l'âme que l'on meurt, (ou que l'on vit vers la mort) malgré tous nos beaux discours sur le combat du malade sur son lit de mort, il est dominé. L'acceptation de ma vie se fera donc dans un sourire d'innocence, dans la conscience de la mort comme parent, de ma vie comme enfance.

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